La bataille des fluides

Une concurrence féroce

Le marché de la climatisation évolue au rythme des différentes réglementations pour tout ce qui concerne la dangerosité des gaz utilisés dans le circuit de réfrigération. Le R-410A, principal fluide dans les équipements actuels, est sous le coup d’un retrait progressif en raison d’un rejet d’effet de serre beaucoup trop important. C’est dans ce cadre que le R32 devient le gaz à la mode en tant que suite logique de l’évolution de la recherche. Est-il vraiment si respectueux de l’environnement ? Réponse dans quelques formules chimiques…

De nombreux enjeux !

Avant de rentrer dans le vif du sujet, il est indispensable de définir le principal critère à la base des conflits entre le règlement européen F-Gaz et la directive européenne Erp. Pour ces deux organismes de contrôle, chaque fluide doit être analysé en fonction du GWP (schématiquement l’apport à l’effet de serre) que l’on appelle également PRP. L’institut américain NIST (spécialisé dans les études sur l’impact des nouvelles technologies) a passé en revue la grande majorité des fluides utilisés dans les services de réfrigération afin d’estimer leur impact sur le réchauffement climatique, leur inflammabilité mais également l’absence de toxicité.

Le résultat de l’étude est éloquent puisque aucun fluide testé n’est en mesure de remplacer avec la même efficacité le R-410A au sein des appareils de climatisation. On est toujours en droit de s’interroger comme pour l’affaire de la remise en cause du label énergétique sur la validité des critères utilisés. Le candidat le plus crédible est incarné par le R-32 qui est un composant de base du 410. Cependant, les études font apparaître un taux d’inflammabilité relativement important, ce qui empêche sa mise en place dans les logements collectifs ou destinés à l’accueil du public. En l’état actuel des choses, les innovations présentées par Daikin sur le R32 en font l’un des fluides les plus utilisés dans le cadre de la climatisation pour logement individuel. Pas moins de 5,5 millions de systèmes l’adoptent déjà dont la majorité au sein de la région asiatique.

La grande majorité des spécialistes s’accordent pour souligner la nécessité de la part des instances européennes et internationales, d’assouplir les réglementations concernant l’inflammabilité des fluides. Loin de représenter une solution idéale, cela a le mérite de pouvoir laisser le R32 et ses dérivés sur le marché en attendant des innovations. Il apparaît que la concurrence pour la mise en place d’un fluide plus écologique prend le pas sur toute lutte commerciale grâce à l’intervention des instances de régulation.

La dangerosité du gaz au sein des systèmes de climatisation ne peut être ignoré. Sa participation au réchauffement climatique nécessite la réalisation d’études complémentaires et le respect des normes dans le cadre d’une conduite responsable. Il est important de pouvoir concilier l’exigence commerciale à la protection environnementale.

Votre avis nous intéresse, êtes-vous au courant du fluide qui circule dans votre système de climatisation ? Est-ce un critère déterminant dans votre choix comme pour l’adoption de la clim indienne ?

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