La climatisation est-elle sexiste ?

Quand climatiser devient un combat pour l’égalité !

Sous ce titre volontairement provocateur se cache une préoccupation bien réelle d’une partie des femmes qui travaillent dans un espace climatisé ! Ne vous êtes-vous jamais battus avec vos collègues au sujet de la température dans le bureau ? Il est temps de découvrir pourquoi…

La lutte quotidienne

Partons d’un constat relativement simple, les femmes sont généralement plus frileuses que les hommes dans la sphère privée mais également sur le lieu de travail. Cette situation s’accentue à mesure que le thermomètre gagne en degrés, notamment pendant les épisodes de canicule. Deux scientifiques néerlandaises ont étudiées cet écart dans la perception de la chaleur, entre les hommes et les femmes, à partir du filtre de la climatisation. Le résultat de leur étude a été publiée dans « Nature Climate Change » et a donné lieu à de nombreuses réactions. Les auteures mettent en évidence que le réglage de base d’une climatisation gainable, par exemple, a été effectué dans les années 1960, en prenant seulement en compte les données physiologiques d’hommes. Surprenant ?!

Un peu d’histoire…

Cette formule prend en compte des critères variés comme la température de l’air ou sa vitesse afin de déterminer une température idéale, de base, pour une atmosphère de travail productive et agréable. Globalement, le réglage pour faire une clim maison ou classique est masculin. Il s’effectue aux alentours de 20- 21 degrés alors que la zone de confort féminine s’établit vers 24-25 degrés d’où un écart souvent source de conflits.

Cette différence peut s’expliquer par le contexte dans lequel a été produit la formule de la climatisation, à savoir les années 1960. Son placement avant le plein développement du courant féministe explique que la climatisation a pu rester pendant aussi longtemps un élément de confort thermique étudié et conçu pour les hommes. Deuxième raison et non des moindres, les deux scientifiques expliquent la différence morphologique à l’origine d’un tel écart qui est, pour eux, une production différenciée de chaleur. Prenant appui sur la taille, le poids ou encore la proportion de muscles, les études démontrent que l’on surévalue la capacité de production de chaleur des femmes de près de 35%.

La climatisation du futur

Pour mettre un terme aux petites querelles autour de la climatisation dans l’espace de travail, il est important de prendre en compte les besoins des hommes et des femmes afin de pouvoir établir une température médiane (23 degrés par exemple) à même de satisfaire les deux partis. A défaut de pouvoir mettre en place une nouvelle formule, certains spécialistes s’interrogent sur la nécessité d’un renversement total à savoir adopter une équation comprenant seulement les données morphologiques des femmes. De cette manière, en plus de leur rendre justice pour toutes ces années de lutte contre une climatisation trop excessive, il s’agit d’un geste citoyen comme d’estimer le coût de son climatiseur par rapport à son empreinte environnementale si l’on considère l’ensemble des climatiseurs en activité dans le monde.

N’hésitez pas à réagir à cet article qui a pour but de susciter le débat tout en vous informant sur la recherche dans le domaine de la climatisation.

 

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