La climatisation olympique !

Confronté à la crise économique, le Brésil a vu dans l’organisation de la coupe du monde de football en 2014 et celle des jeux olympique de Rio en 2016 l’occasion de sortir de ce marasme par la stimulation sportive. La réussite s’arrête ici puisqu’entre les scandales politiques à répétition, accusations de corruption et autres pots-de-vins aux instances olympiques, le pays n’a pas profité du « boom escompté ». A l’annonce de l’obtention des JO par Paris pour 2024, plusieurs voix se sont élevés contre ce projet dénonçant son coût pour des résultats incertains…Voici quelques astuces brésiliennes pour faire des économies !

Des jeux solidaires ?

On commence par le plus classique, à savoir la réutilisation d’anciennes infrastructures sportives pour diminuer les coûts tout en offrant une seconde vie à ces équipements souvent tombés dans l’oubli comme nous le rappelle la climatisation historique. Dommage que la France n’ait pas obtenu l’organisation des JO d’été, il aurait été possible de rappeler l’ensemble des éléments mis en place pour les JO d’Albertville en 1992 et qui n’ont plus jamais été utilisés. La seconde astuce a celle qui a fait couler le plus d’encre parmi l’opinion publique brésilienne mais également parmi la communauté olympique puisqu’il s’agissait de faire participer les athlètes aux frais du village olympique.

En raison d’un budget revu à la hausse, l’ancien gouvernement brésilien avait procédé à une diminution de son budget en souhaitant que les sportifs de haut niveau s’acquittent individuellement de leurs dépenses en matière de climatisation ou climatiseurs sans groupe extérieur. Cette initiative a le mérite de poser la question d’une meilleure répartition du budget d’un tel événement mais également de l’impact environnemental d’un tel événement à l’échelle de la planète. Comme nous l’apprend l’organisation de la coupe du monde au Qatar, la tenue des JO dans des pays aux conditions climatiques particulières entraîne des frais supplémentaires pour un impact positif souvent limité du moins pour les populations autochtones. Ne serait-il pas plus efficace d’opter pour un système de climatisation plus rudimentaire mais tout autant efficace comme dans le cas de l’éco-cooler.

Et vous, que pensez-vous de l’organisation d’événements sportifs au coût environnemental et financier bien réel ?

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